A la suite de cette formation, il est possible de devenir collaborateur·rice parlementaire dans le cadre du Sénat, de l’Assemblée nationale ou même du Parlement européen.

Missions

Un·e collaborateur·rice parlementaire, aussi appelé·e assistant·e parlementaire ou attaché·e parlementaire, est une personne qui travaille auprès d’un·e élu·e et qui l’aide à gérer divers aspects de l’exercice de sa fonction. Son travail peut aussi aller au-delà de la communication en gérant de l’administratif, l’organisation mais aussi des questions de droit etc… Le·la collaborateur·rice, rattaché·e à un·e élu·e,  participe à la valorisation de ce·tte dernier·e et à sa communication.

Le·la collaborateur·trice a un lien direct avec le·la député·e et définit et oriente l’angle de travail. Dans le cas où il y a plusieurs collaborateur·rice·s parlementaires, un travail commun peut être fait et les échanges sont importants et fréquents. Mais il·elle a aussi énormément de contacts avec l’extérieur : il·elle peut gérer les journalistes pour organiser les publications ou parutions média. Il·elle a aussi un lien fort sur le terrain car sa mission est d’accompagner l’élu·e dans ses déplacements, de rencontrer les personnes sur place. 

Compétences requises 

C’est une personne polyvalente qui doit être capable d’organiser son travail car un collaborateur·rice parlementaire doit gérer aussi bien son planning que celui de l’élu·e et ses prises de parole, les divers lieux de présence…
Aussi, il faut faire preuve d’une grande disponibilité car on lui demande souvent de suivre l’élu·e sur ses déplacements. On peut aussi demander cette grande disponibilité dans le cadre d’une crise : en effet le·la collaborateur.rice doit pouvoir être réactif·ve et fournir rapidement une réponse. Il·elle a besoin d’être à l’aise à l’oral mais aussi à l’écrit compte tenu des nombreuses rédactions (mails, courriers ou discours).

Passerelle vers la politique ? 

Ce métier peut permettre une évolution aussi et peut-être vu aussi comme un point de départ et d’appui pour une carrière politique. On peut citer quelques noms par exemple Olivier Besancenot a été collaborateur au Parlement européen, François Fillon collaborateur de Joël Le Theule, Benoit Hamon collaborateur de Pierre Brana etc…

A l’assemblée nationale 

Dans le cadre du travail parlementaire en Assemblée Nationale, le·la collaborateur·rice peut gérer les tâches directement liées à la circonscription mais aussi les tâches en lien avec l’Assemblée nationale (lecture des textes, la réponse aux questions, la préparation parfois même des amendements..). Le·la député·e peut avoir plusieurs collaborateur·rice·s qu’il·elle va repartir à la fois sur le travail en circonscription et sur celui à l’Assemblée car même si le poste est le même, les tâches sont différentes et impliquent de travailler uniquement à Paris. 

Chaque député.e met en place une relation différente avec ses collaborateur·rice·s et fixe ses propre règles. L’important est de préserver la confiance entre le·la collaborateur·rice et son élu·e.

A savoir 

Le rôle du·de la collaborateur·rice est primordial mais souvent minimisé. Collaborateur·rice parlementaire est plus un métier de l’ombre. De plus, après l’Affaire Fillon, le métier a été énormément critiqué et décrédibilisé.

C’est un métier où il ne faut pas compter ses heures. Il faut être tout le temps disponible et donc de mettre sa vie personnelle entre parenthèses.

Ensuite, un problème de ce métier réside dans le recrutement, souvent fait en interne. Il n’y a pas de concours, le recrutement est laissé à la discrétion des élu·e·s. Lorsque qu’un·e collaborateur·rice signe un contrat c’est un contrat de droit privé, il n’est pas considéré comme un·e fonctionnaire et il faut être conscient que lorsque le mandat du·de la député s’arrête souvent celui du·de la collaborateur·rice aussi.

Maureen Ruiz
Publié le 8/11/2019