A quelques mois des élections municipales de 2020, les enjeux sont grands pour les municipalités. Il est important de maîtriser les risques car la communication publique garde sa mission de service publique même en période électorale. Pendant les 6 mois de période pré-électorale, les collectivités sont toutes concernés par les mêmes règles.

Quelles règles ? 

Les règles de cette période pré-électorale sont basées sur trois critères importants qui évitent à la collectivité de prendre des risques.

Tout d’abord, il y a le principe d’antériorité. Cela veut dire qu’aucune action de communication ne doit être créé en vue des élections.

Ensuite, il y a la principe de régularité. Il faut que la périodicité des publications de magazines municipaux, de lettres d’informations par exemple soit inchangé.

Puis, il y a le principe de neutralité. Il faut que les messages partagés par la collectivité soient neutres et seulement à titre informatif.

Enfin, il y a le principe d’identité. Il faut que les supports de communication de la collectivité restent similaires aux années précédentes (pas d’augmentation du nombre de pages, pas de changement de la périodicité…)

A quoi cela sert ?

L’objectif est de garantir l’équité entre les candidat·e·s. En effet, il ne faut pas, pour le·la candidat·e sortant·e d’une Mairie, que le budget de la communication publique soit confondu avec celui de la campagne électorale.

Le risque est que s’il y a une suspicion de fraude pendant la période pré-électorale et si l’écart entre les candidat·e·s est de moins de 5% alors le scrutin peut se voir annuler.

En tant que chargé·e de communication dans une Mairie, vous ne pouvez pas intervenir sur la campagne électorale du Maire sortant sur votre temps de travail.

Ce sujet a d’ailleurs été le thème d’une conférence organisée par Cap Com à Lyon en 2018

Maureen Ruiz
Publié le 8/11/2019