La Représentation en France de la Commission Européenne est une institution qui permet à l’Union Européenne d’être présente au plus près des citoyen·ne·s. Une représentation de la Commission Européenne est présente dans la capitale de chaque Etat membre.

En France, il y a une représentation à Paris et une à Marseille. La tâche qui incombe à ces différentes institutions est d’assurer la politique d’information et de communication de la Commission Européenne de manière décentralisée.

Leurs missions sont les suivantes :

  • Apporter l’information aux médias à propos de l’actualité de l’Union Européenne : rédaction de communiqués de presse, organisation de conférences de presse…
  • L’alerte précoce de la Commission Européenne à Bruxelles en ce qui concerne l’évolution du débat européen, grâce à un suivi précis de l’actualité française pouvant avoir un impact sur les politiques à l’échelle de l’Union Européenne
  • L’information des citoyen·ne·s européen·ne·s en relation étroite avec le Réseau Europe Direct
  • La Représentation organise et anime aussi les visites des membres de la Commission Européenne en France

Pour mener à bien sa mission, la Représentation en France de la Commission Européenne collabore étroitement avec le Bureau d’Information du Parlement Européen et avec le gouvernement français.

Entretien avec Marion Plaza, chargée de communication à la Représentation en France de la Commission Européenne

 

Quelle définition donneriez vous à votre métier ?

J’occupe actuellement un poste de chargée de communication, j’ai pour mission de participer à la gestion des actions et des projets d’information et de communication visant les citoyen·ne·s et l’opinion publique. J’essaye de rendre accessible au plus grand nombre de citoyen·ne·s français·e·s les politiques menées par la Commission européenne, mais également de faire remonter les préoccupations des citoyen·ne·s auprès de l’institution. Cela passe essentiellement par l’organisation ou la participation à des événements sur tout le territoire français, mais également par une présence web, notamment sur les réseaux sociaux, et via une newsletter mensuelle ; ou encore par la création de supports de communication (papier, vidéo…).

Avez-vous intégré ce poste via la procédure de recrutement EPSO ?

Oui, j’ai d’abord effectué un stage de 2 mois au sein de la Représentation. Puis j’ai effectué la procédure classique via EPSO. Mon CV a été sélectionné sur une liste de candidat·e·s, j’ai passé le test sur ordinateur dans un centre d’évaluation, puis un entretien oral devant un jury.

Quel statut avez-vous dans le fonctionnariat européen ?

Je suis contractuelle, groupe de fonction III. (Ndlr : les postes d’agent·e·s contractuel·le·s sont classés en quatre groupes de fonction. Le groupe III correspondant à des tâches d’exécution, de rédaction, comptabilité ou autres tâches dites « techniques »). 

Quelles sont les activités principales de votre métier ?

L’essentiel de mes activités sont l’organisation d’événements, tout ce qui relève du relationnel, ainsi que la rédaction et de la création de supports de communication. 

Vous rendez vous à Bruxelles de temps en temps ?

Oui, que ce soit pour des questions purement liées aux ressources humaines (médecine du travail, formations) ou pour certaines missions liées à mes activités de chargée de communication. Cela reste néanmoins occasionnel. L’année dernière je m’y suis rendue cinq fois. En revanche, je me déplace beaucoup sur le territoire français pour assister aux événements que j’organise.

Quelles sont les principales compétences nécessaires ?

Le poste de chargé·e de communication exige des compétences en termes de communication : capacité à comprendre et à se faire comprendre, notamment sur des informations techniques ou spécialisées, à l’oral comme à l’écrit. L’entretien et le développement de son relationnel/réseau interne et externe est également une compétence majeure. Sans notre réseau, nos actions ne sont pas relayées et l’impact de notre travail est faible.

Pour mes activités liées à l’événementiel : l’organisation, la gestion du stress et le sens du compromis me semblent des compétences nécessaires. Par ailleurs, et c’est indispensable, il faut effectuer une gestion rigoureuse du budget de chaque action. Nous travaillons avec de l’argent public, il est donc important de connaître les règles et les procédures budgétaires, le règlement financier, mais aussi les règles liées aux marchés publics et à la gestion des contrats.

Plus généralement, le métier implique d’être polyvalent·e (nous sommes une petite équipe et je suis amenée à gérer de la logistique, de la rédaction de contenus, de la gestion de réseaux sociaux…etc ), et c’est ce qui fait son intérêt !

Le métier de chargé·e de communication en général présente-t-il une spécificité liée au contexte de la Représentation en France de la Commission ?

Plusieurs spécificités liées au contexte de la Représentation impliquent une adaptation au métier de chargé·e de communication.

Bien sûr il faut être particulièrement au fait de l’actualité européenne (et nationale pour certains cas) afin de répondre au mieux aux questions et aux demandes des citoyen·ne·s.

Plus particulièrement pour l’aspect événementiel, certaines actions nécessitent d’être alerté·e par exemple en matière de protocole et de sécurité puisque des ministres ou commissaires européen·ne·s sont invité·e·s à participer.

Aussi, l’environnement de travail est un peu différent d’une structure française classique puisque, en tant qu’organisation internationale, mes collègues basé·e·s à Bruxelles ou dans les autres représentations viennent de toute l’Europe. L’environnement est donc international (la langue de travail est principalement l’anglais) avec des méthodes de travail qui peuvent varier d’une nationalité à l’autre. C’est une spécificité que j’apprécie particulièrement.

Margaux Trehoux
Publié le 13/11/2019

Source :
https://ec.europa.eu/france/about-us_fr